Résultats du sondage "Impact de la crise sanitaire - un an après"

Entre le 23 mars et le 18 avril 2021, nous avons diffusé un questionnaire auprès des associations de notre réseau afin de relever des éléments concernant l’impact de la crise sanitaire sur leur fonctionnement.

43 personnes ont répondu et 35 associations sont représentées.
Il y a parfois plusieurs réponses pour une même association : le regard de la direction et le regard du conseil d’administration.

Téléchargez l’analyse complète ici

1. Les secteurs représentés

Certaines associations ont parfois plusieurs secteurs principaux.
Les 4 « autres » secteurs nommés par les associations sont : la santé, la culture pour tous, le jeu, la famille.

2. Pensez-vous que la crise sanitaire mette en danger la pérennité de votre association ?

2.1. Sur l’ensemble du réseau d’AR 44

55,8% des personnes interrogées sur l’ensemble du réseau ne pensent pas que la crise sanitaire mette en danger la pérennité de leur association.

2.2. Sur des secteurs associatifs spécifiques

On constate que les personnes représentant des écoles de musique ou de danse pensent que la crise sanitaire met en danger la pérennité de leur association.
Plus de la moitié des personnes représentant des structures petite enfance, enfance, jeunesse (multi-accueils, ALSH, périscolaires, maison des jeunes) ne pensent pas que la crise sanitaire aura un impact sur la pérennité de leur association.
Aucune personne représentant un café associatif n’estime que la crise sanitaire aura un impact sur la pérennité de son association.

3. La crise sanitaire a-t-elle engendré une ou plusieurs situations négatives suivantes ?

Les personnes interrogées devaient se prononcer sur les items suivants :
- Perte significative d’adhérent.e.s
- Épuisement du CA
- Épuisement des salarié.e.s
- Fragilité financière
- Tensions au sein du CA
- Tensions au sein de l’équipe salariée
- Tensions au sein des adhérent.e.s ou du public accueilli
- Tensions entre salarié.e.s et CA
- Tensions entre CA et autres adhérents
- Tensions avec la collectivité
- Autre

3.1. Sur l’ensemble du réseau d’AR 44

Sur l’ensemble du réseau, on note que les principales situations négatives engendrées par la crise sanitaire sont l’épuisement des salarié.e.s, la perte significative d’adhérent.e.s, la fragilité financière et l’épuisement du CA.
Les situations « autres » mentionnées sont :
- Une baisse d’investissement des bénévoles
- Une baisse d’activité et donc une baisse de fréquentation

3.2. Sur des secteurs associatifs spécifiques

Au sein des écoles de musique et de danse, on note que les principales situations négatives engendrées par la crise sanitaire sont la perte significative d’adhérents et l’épuisement du CA. Cette tendance s’explique par a forte implication des conseils d’administration dans ces structures qui fonctionnent sans direction ni coordination et par l’arrêt total de certaines de leurs activités.

Au sein des structures petite enfance, enfance et jeunesse, on note que la principale situation négative engendrée par la crise sanitaire est l’épuisement des salarié.e.s. cette tendance s’explique par les adaptations qu’on dû subir ces structures liés à des protocoles sanitaires évoluant régulièrement.
Les situations « autres » mentionnées au sein du secteur petite enfance, enfance, jeunesse sont :
- Une perte de sens dans le travail
- Une baisse de motivation
- Un manque de reconnaissance
- Des tensions avec les équipes enseignantes
- Un stress dans la mise en place de protocoles à la dernière minute
- Les réunions en visioconférence sont moins motivantes pour les CA, ce qui entraîne une perte de lien
- La mise en place difficile du télétravail

4. La crise sanitaire a-t-elle engendré une ou plusieurs situations positives suivantes ?

Les personnes interrogées devaient se prononcer sur les items suivants :
- Solidarité des adhérent.e.s (ex : soutien moral, don à l’asso au lieu d’un remboursement...)
- Mobilisation des adhérent.e.s
- Solidarité entre les membres de l’équipe salariée
- Davantage de dialogue entre l’équipe salariée et le CA
- Soutien des collectivités et/ou de l’État
- Du temps pour développer de nouveaux projets ou pour réfléchir au projet associatif
- Découverte de nouvelles pratiques numériques
- Découverte de nouveaux modes de travail
- Du temps pour innover, développer sa créativité
- Autre

4.1. Sur l’ensemble du réseau d’AR 44

Sur l’ensemble du réseau, on note que les principales situations positives engendrées par la crise sanitaire sont le soutien des collectivités ou de l’Etat, la découverte de nouvelles pratiques numériques et de nouveaux modes de travail, la solidarité des adhérents et la solidarité entre les membres des équipes salariées.
Les situations « autres » mentionnées sont :
- Solidarité entre les membres de l’équipe salariée et le CA

4.2. Sur des secteurs associatifs spécifiques

Parmi les 9 personnes représentant des écoles de musique et de danse ayant répondu au questionnaire, 8 considèrent que la crise sanitaire a permis de montrer la solidarité des adhérent.e.s.

La plupart des personnes représentant des structures petite enfance, enfance et jeunesse considèrent que la crise sanitaire a montré la solidarité entre les membres des équipes salariées.
Les situations « autres » mentionnées au sein du secteur petite enfance, enfance, jeunesse sont :
- Une implication forte du CA et une grande disponibilité
- Plus de lien avec les écoles

5. Témoignages complémentaires

« Tensions adhérents / habitants : de nombreux appels (notamment de familles monoparentales non adhérentes) qui recherchent un lieu ouvert pour des rencontres / rompre leur isolement / échanger sur leur difficulté au sein de la cellule familiale. »

« Je ne sens pas de tension particulière au sein du CA mais le fait que tout le monde n’applique pas les règles de confinement de la même manière (certains pas du tout, d’autres stricto-senso) influe certainement sur les esprits des gens, donc aussi lors des CA. »

« Je ne sais pas si on peut parler de tension avec la collectivité, les rapports ne sont pas tendus. Mais la question financière, et une baisse de subvention à venir (ce n’est pour l’instant qu’une hypothèse) va mettre en tension l’association. »

« Mise en place de l’activité partielle ce qui induit des remboursements aux familles et ou des cours à distance provoquant sur la durée une perte de motivation des élèves. »

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